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le 10 juillet 2012

     
     
     

    Plus de 100 personnes devant la Banque de France pour affirmer la solidarité avec la Grèce et la volonté d’une politique répondant aux besoins des Européens et pas de la finance

    Comme dans de nombreuses villes de France, la PCF a appelé à des rassemblements de soutien au peuple grec et à son gouvernement conduit par Alexis Tsipras, samedi.

    A Nevers, devant les locaux de la Banque de France (un lieu symbolique) François Diot secrétaire départemental du PCF a déclaré :

    « Nous exprimons notre total soutien au peuple grec, à son gouvernement démocratiquement élu, à son Premier Ministre Alexis Tsipras, qui sont confrontés à un véritable coup de force de la Banque Centrale Européenne, qui vient de bloquer l’un des principaux canaux de financement de la dette grecque. Nous interpellons tous les dirigeants européens, au premier rang desquels Madame Merkel et Monsieur Hollande, qui doivent respecter la souveraineté populaire des grecs, à l’inverse de ce concept surréaliste de la chancelière allemande : "la démocratie conforme aux impératifs des marchés" !

    Le combat des grecs contre l’austérité est un combat d’intérêt commun, Après 5 année d’austérité, le Produit Intérieur Brut de ce pays a chuté de 27%, soit plus du quart de la richesse nationale produite! Et tout cela pour une dette qui a explosé, passant de 115% du PIB en 2009 à 175% aujourd’hui !

    En Grèce on les a forcés à licencier des fonctionnaires, à amputer les salaires de 30%, à baisser le salaire minimum de 751 € à 586 €, à privatiser les ports, leurs hôpitaux, leurs aéroports, et même leurs plages !

    Syriza a bien raison de dire « Maintenant ça suffit, c’est l’Humain d’abord » ! C’est pour cela que, massivement, le peuple grec soutient son nouveau gouvernement, qui propose face à la crise humanitaire: la gratuité de l’électricité et la création de subventions alimentaires pour 300 000 familles vivant au-dessous du seuil de pauvreté, l’accès gratuit pour tous aux services publics de santé, la réhabilitation de logements ou d’hôtels abandonnés pour créer 25 000 logements à loyers subventionnés, le relèvement progressif des petites retraites, la réduction du prix des transports publics…

    Ces nouvelles mesures sont chiffrées à 12 milliards d’€. C’est à peine 1% des crédits que la Banque Centrale Européenne vient de décider d’injecter, aux banques européennes : 1 150 milliards d’€, sans aucune condition d’utilisation ! Au lieu d’être orientés vers des dépenses utiles : l’emploi, les services publics…

    L’austérité n’est pas la solution, c’est le problème ! Et cette spirale austérité – chômage – déficits - austérité, nous sommes en plein dedans, dans tous les pays d’Europe (…)

     

    Nous n’avons pas de leçon à recevoir de Jean-Claude Juncker, nouveau Président de la Commission Européenne, ancien premier Ministre du plus grand paradis fiscal du monde… nous n’avons pas de leçons à recevoir de la Banque de France et de la Bourse de Paris, qui vient de distribuer 54 milliards d’€ aux actionnaires du CAC 40, en hausse de 30% sur l’année dernière !

     

    En 2009 la Grèce était un " bon élève " (comme ils disent), elle avait un taux de croissance parmi les

    plus élevés d’Europe, jusqu’au krach boursier. Alors le monde de la finance, gavé de titres à hauts rendements spéculatifs, a transféré la gigantesque dette privée à l’Etat grec, comme d’ailleurs à tous les Etats Européens. Donc la dette, c’est la faute aux banques. La Grèce est contrainte d’emprunter aujourd’hui à un taux de 9% (la France emprunte à un taux de 0.63% !) Et le « service de la dette » (quelle expression limpide !) est de 25 milliards d’€ chaque année, plusieurs fois le budget de l’Education Nationale !

    Il ne s’agit pas d’une faillite individuelle de la Grèce, mais d’un échec collectif des dirigeants européens et de leur modèle du « tout pour le fric » ! On entend dire, à longueur d’ondes, que ce seraient les autres peuples européens qui seraient amenés à payer pour ces « fainéants de grecs ». En Allemagne, de tels arguments, populistes et mensongers, sont relayés par les dirigeants de droite et socio-démocrates, qui alimentent les pires dérives nationalistes et d’extrême-droite. La vérité, c’est que le fisc allemand constitue l’un des principaux « profiteurs » de la dette grecque ! En France aussi : un chiffre que vous n’entendrez jamais dans les journaux télévisés : la dette grecque rapporte à l’Etat Français 80 millions d’€ chaque année !

     

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