Fédération de la Nièvre

Fédération de la Nièvre
Accueil
 

Hastag #pcf sur Twitter

le 10 juillet 2012

     
     
     

    Pour le retrait du projet de loi Valls - El Khomri Le PCF lance une grande campagne « Zéro chômage, pour une société de partage ! » Résolution du Conseil National du PCF :

    La mobilisation ne cesse de grandir contre le projet de dynamitage, inédit depuis 1945, du Code du travail.

    Cette mobilisation est à la hauteur de la gravité de l'attaque portée au monde du travail, aux salariés, à la jeunesse, à l’emploi et au syndicalisme de lutte. Elle a permis un premier recul du gouvernement qui a repoussé l'examen du texte du 9 au 24 mars.

    Le PCF, ses militant-e-s, ses élu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisé-e-s pour s'opposer à ce texte, pour participer à toutes les initiatives, pour contribuer à ce que cette mobilisation se renforce encore jusqu'au retrait de ce projet de loi.

    80 % de nos concitoyens expriment leur désaccord ou leur rejet de ce texte, plus d'1 million de signatures en ligne ont été recueillies ; dans ce cadre, la journée du 9 mars est un moment important de mobilisation, comme celle du 10 mars, à l'appel de confédérations syndicales de retraités.

    Sept organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent ensemble à une journée de grève et de manifestation le 31 mars pour « obtenir le retrait du projet de loi, et pour l'obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour une autre répartition des richesses ».

    C'est la société française, sa jeunesse qui refuse un avenir de précarité, ses salariés, ses privé-es d'emploi, ses retraités, etc... qui aujourd'hui expriment leur opposition à la politique gouvernementale et à ce texte rétrograde.

    Ce texte en effet mettrait fin à la durée légale du temps de travail, on travaillerait plus pour gagner moins, avec la possibilité de travailler 12 h par jour par « simple accord ». Les congés payés ne seraient plus obligatoires, le salarié pouvant y renoncer pour de l'argent. Les apprentis pourraient travailler 40 h, les patrons auraient toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche. C'est par là même une nouvelle attaque contre le temps libre, le temps consacré à la famille, aux loisirs, aux sports et à la culture, à l'engagement dans la vie associative. Les femmes seraient particulièrement pénalisées.

    Les licenciements seraient facilités et pré-programmés dès la signature d'un contrat, les risques encourus par les licencieurs abusifs seraient réduits. La médecine du travail, les prud'hommes, les institutions représentatives du personnel seraient laminés.

    Ce texte organise, au nom de la « modernité », le retour au 19e siècle, il cherche à tuer l'idée même de progrès humain et d'extension des droits, il dilapide les conquêtes sociales conquises de haute lutte. Ainsi le gouvernement exclut la citoyenneté et les valeurs de la République de l'entreprise, en s'exonérant lui même de sa responsabilité de faire respecter les droits fondamentaux. Il veut en finir avec l'existence en France d'une gauche de transformation sociale, qui agit au service des intérêts populaires, pour la réduire à la simple obéissance aux exigences du MEDEF.

    Le PCF refuse cette perspective. Il invite ses militant-e-s et élu-e-s, parlementaires à prendre toutes les initiatives pour contribuer à gagner le retrait du texte en étant présents et force de proposition dans toutes les mobilisations à venir, notamment lors des journées du 9 mars, du 10 mars, du 31 mars.

    L'énorme mobilisation qui monte contre ce projet de loi fait renaître l'espoir dans notre pays. En s'appuyant sur les exigences populaires qui s'expriment avec force en cette période, le PCF va, dès à présent, et dans la durée, lancer une grande campagne de propositions et d'action « zéro chômage, pour une société de partage ».

    Le pays a besoin d'une mobilisation nationale pour la création d'emplois stables et correctement rémunérés faisant reculer chômage et précarité.

    Nous porterons, dans cette campagne, l'exigence de prendre le contrôle du crédit bancaire, de l'argent public donné aux entreprises pour financer des programmes de création d'emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d'innovation.

    Nous porterons l'exigence que soient donnés aux salarié-e-s, aux citoyen-ne-s et élu-e-s des droits et pouvoirs nouveaux d'intervention et un code du travail du 21e siècle qui permettent de contester la main mise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

    Le Parti communiste français s'engage ainsi pour construire toutes les convergences qui permettront de bâtir une majorité politique nouvelle à gauche, dès les échéances législatives et présidentielle de 2017 pour sortir le pays des impasses dans lesquelles la politique du gouvernement actuel l'enfonce.

     

    Il y a actuellement 0 réactions

    Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.