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le 10 juillet 2012

     
     
     

    Congrès départemental de la Nièvre : Les communistes définissent leurs orientations politiques.

    Introduisant le 45ème Congrès des communistes nivernais, François DIOT, secrétaire départemental, souligne :

    « Qui eût dit, fin décembre, qu’on tiendrait notre Congrès dans les conditions politiques et sociales exceptionnelles et radicalement nouvelles que nous vivons aujourd’hui ? (…) Nous sommes entrés dans un bras-de-fer très tendu avec le gouvernement, pour obtenir le retrait de la Loi El Khomri. Mesurons combien la situation est évolutive (…)

    Le gouvernement a tout essayé : le dénigrement, les tensions, le 49.3… et maintenant cette campagne honteuse contre la CGT. On se demande d’ailleurs pourquoi ils y mettent tant d’énergie, dans un pays où, comme chacun le sait, selon eux « les syndicats ne pèsent rien » et où « il n’y a plus de communistes en France » !

    Pourquoi ciblent-ils la CGT ? Parce que c’est le syndicat le plus puissant, le plus actif, le plus déterminé… et sans doute le plus « politisé » au sens où il ne se contente pas de contester, mais il porte des propositions alternatives dangereuses pour l’ordre établi. Ils tentent d’enfoncer un coin dans l’unité syndicale. Peine perdue : malgré toutes les difficultés quotidiennes provoquées, le mouvement reste soutenu très majoritairement par l’opinion publique. 70% des gens ne veulent pas de cette loi, et pour eux le blocage du pays par la mobilisation sociale est une réponse au blocage du pays par Manuel Valls et son 49.3.

    Ce mouvement peut prendre de l’ampleur… Mais soyons lucides, il peut aussi être mis en échec par l’intense bataille idéologique en cours. Quoi qu’il en soit, ce qui s’exprime dans la rue, ce sont les colères et les exaspérations rentrées depuis des mois face à la politique gouvernementale (…) Face à l’impasse dans laquelle le gouvernement s’est enferré, on peut avoir le sentiment que le combat a même changé de nature : il est désormais entre la droite, qui donne injonction au gouvernement de ne pas céder, et le reste du pays. C’est la lutte des classes ! Nous devons tout faire pour faire grandir le mouvement, en y apportant la « plus-value » des communistes. Notre spécificité, notre utilité, c’est d’apporter du contenu, de la richesse à la bataille idéologique. De porter des propositions ; de donner à voir un autre projet de loi, un autre projet de société. »

    Il aborde la campagne  « Zéro chômage, pour une société de partage », et les propositions « claires, concrètes, percutantes » qu’elle contient (voir notre numéro 1881 du 28 avril).

    (…) « Jusqu’à l’Assemblée Nationale, avec le travail formidable de nos 10 députés dont on mesure, une fois de plus, le caractère décisif pour la démocratie française et pour l’appui aux luttes. Ils ont défendu un projet de loi pour encadrer la rémunération des grands patrons (projet de loi rejeté), et ils redéposeront à l’automne un projet de loi pour une sécurité d’emploi et de formation (...) ça ouvre des perspectives, dans les manifs, sur le terrain…

    Notre rôle c’est aussi de chercher une issue positive pour le pays, face aux échéances essentielles qui se profilent avec les élections de 2017. Ne sous-estimons pas le drame politique et social dans lequel on peut tomber dans un an ». Il cite le désastreux programme de Juppé : « et avec cela, il passe pour un modéré ! Imaginons ce que ça peut donner avec, en prime, Le Pen à 30% dans le pays. Donc il faut absolument tout faire pour conjurer ce scénario politique (…)

    Et le seul moyen d’y faire barrage, c’est de reconstruire un véritable espoir de changement à gauche. C’est le seul objectif du Parti Communiste dans la période. Il reste un an avant la Présidentielle. Les choses bougent très vite. Consacrer l’année 2016 à résoudre ce problème, ce n’est pas perdre du temps !

    (…) Où nous mènera la bataille contre la Loi El Khomri, on ne sait pas encore. Mais il est d’ores et déjà acquis qu’elle modifiera complètement la fin du quinquennat.  Il est très possible qu’une nouvelle motion de censure, de gauche, réussisse à  réunir les 58 signatures nécessaires en juillet, quand le texte reviendra devant l’Assemblée.

    L’urgence n’est pas, aujourd’hui, à ajouter une 27ème candidature possible à la Présidentielle. L’urgence est de prendre appui sur toutes les nouveautés dans la période pour construire des convergences, faire s’exprimer les exigences populaires, construire un socle commun de propositions qui puissent rassembler une majorité de l’électorat à gauche, une majorité de ces électeurs sincères, de donner à voir ce que doit être un vrai projet de gauche dans le pays, en rupture totale évidemment avec les orientations du gouvernement actuel, et construire la candidature commune qui puisse incarner ce projet, lui faire passer le cap du 1er tour de la Présidentielle et gagner au second tour ! (…)

    Aujourd’hui, aucune hypothèse, pas plus la candidature de Jean-Luc Mélenchon qu’une autre, n’empêche le scénario d’un duel droite / extrême-droite au second tour de la Présidentielle, et donc d’un désastre aux Législatives. Oui, résoudre ce problème, ce n’est pas perdre du temps !

    Par quel processus ? La « Primaire à gauche » a, soyons réalistes, du plomb dans l’aile, car au fond personne n’en veut et surtout pas la direction du Parti Socialiste. Mais la convergence de toutes les forces qui se retrouvent aujourd’hui dans la rue reste une nécessité. Et elle deviendra d’autant plus nécessaire aux yeux de millions de gens, au fur et à mesure que le discrédit de François Hollande continuera de grandir, et que la droite, elle, se mettra en ordre de marche ! (…)

    « C’est pas gagné » ? Non. Mais des événements récents nous donnent raison : le fait que, pour la 1ère fois, des députés de toutes les familles politiques de la gauche aient pris ensemble la décision (très lourde) de co-signer une motion de censure contre le gouvernement montre qu’il existe un espace politique réel, pour cela. La preuve est faite que cette voie, même étroite, existe. Tout l’enjeu est de passer d’un socle critique à un socle de propositions. Non pas dans un débat de sommet, mais en engageant un débat de fond dans le pays !

    C’est pour cela que nous avons lancé notre Grande Consultation Citoyenne, « Que demande le Peuple ? ». Faisons-en une grande affaire, Il faut donc la lancer en grand maintenant, dans chaque Section !

    Cela me permet de terminer sur le Parti. La voix toute particulière du Parti Communiste, dans la période, intéresse (…) Dans la Nièvre, si le Parti a pris des coups sérieux aux  Municipales, aux Cantonales, aux Régionales, c’est paradoxal... dans le même temps, on peut avoir le sentiment d’avoir marqué des points dans l’opinion nivernaise : le PCF est toujours perçu comme un parti sérieux, un parti qui fait des choses, un parti qui joue son rôle de parti, dont l’image évolue, s’élargit, se rajeunit. Les listes que nous avons présentées aux Municipales, aux Cantonales, aux Régionales en sont le plus bel exemple (…)

    Depuis le dernier Congrès, nous avons franchi une étape dans le renforcement du Parti. Partout où nos Sections vivent, prennent des initiatives, vont voir les gens, prennent des contacts, assurent une présence sur les marchés… nous nous renforçons. C’est un encouragement, très sincèrement, pour chacune de nos 9 Sections, à conforter leur activité.

    Quand on regarde la physionomie du parti dans le département, je pense qu’on peut être fiers de ce que nous sommes, collectivement. Et il faudra compter avec le PCF dans la Nièvre, dans les mois et les années qui viennent !

     

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