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Hommage à Louis Fouchère

Mesdames, Messieurs,

Cher.ères ami-es et camarades,

Louis Fouchère était cheminot, ouvrier métallurgiste, responsable syndical à la CGT et secrétaire du syndicat des ateliers de Varennes-Vauzelles. Il était également dirigeant du Parti Communiste clandestin, chargé notamment de la diffusion de l’Emancipateur, l’ancêtre des Nouvelles de la Nièvre qui en sont aujourd’hui à leur 2088ème numéro.

Louis Fouchère n’avait aucune vocation à devenir un héros. C’était un ouvrier épris de justice sociale, et conscient du rôle que tout un chacun doit jouer aux côtés de ses semblables, et dans l’avenir d’une société à construire en commun.

S’il était considéré comme un « homme dangereux », c’est justement parce qu’il était vecteur d’idées de nature à renverser l’ordre politique établi aux antipodes des idées de l’extrême-droite, du gouvernement de Vichy et de l’occupant nazi.

Son exécution fut décidée par l’occupant, et utilisée comme un véritable symbole. Celui d’un coup porté aux forces les plus conscientes, les plus organisées, les plus déterminées à résister à l’occupation nazie : la CGT et le Parti Communiste Français, deux organisations interdites depuis 1939 mais dont l’activité se poursuivait dans la clandestinité.

Les forces d’occupation allemandes et leurs complices français souhaitaient par ces exécutions, empêcher que se développe la résistance et tuer tout espoir. Ils voulaient dominer par la peur. On le sait, c’est le contraire qui advint. Car ce sacrifice de nos camarades face à leurs bourreaux, a finalement donné du courage et de la force à la Résistance.

L’histoire n’est pas là pour servir une idéologie. L’histoire et sa connaissance nous éclaire sur le monde et l’actualité.

Aujourd’hui, 84 ans après, nous voyons l’extrême-droite progresser dans de nombreux pays d’Europe et du monde, dans un contexte d’économie de guerre, de crise économique, de crise sociale, de crise énergétique, de crise écologique, de crise démocratique…

Notre assemblée nationale compte aujourd’hui 138 députés d’extrême-droite dont 122 du Rassemblement National. Ce parti qui a été fondé par des anciens Waffen SS et collabo du régime de Vichy.

Qu’ils le veuillent ou non ils sont les héritiers politiques de ceux qui ont désigné les otages, qui ont arrêtés les juifs, qui ont fait honte à la France.

Même s’ils trouvent aujourd’hui d’autres bouc-émissaires les maghrébins, les africains, leur discours est le même. La préférence nationale qu’ils brandissent comme unique solution à nos problèmes, ce n’est ni plus ni moins que les prémices de lois raciales. Le visage rassurant qu’ils veulent donner à voir, cache fort mal leur racisme et leur violence anti-sociale.

Une partie non négligeable du patronat les a reconnus comme des partenaires. Le Président du MEDEF a fait applaudir Monsieur Bardella, le milliardaire Sterin finance leurs campagnes électorales enfin le groupe Bolloré et son groupe de presse déverse jour après jour une idéologie nauséabonde.

Observons comment l’histoire peut être travestie et utilisée par les courants fascisants qui se propagent dans l’univers politique de notre pays. Eux qui souvent réécrivent l’Histoire en inversant les rôles, où ce sont les Résistants d’hier qui deviennent les ennemis d’aujourd’hui, où ce sont les antisémites d’hier qui deviennent les défenseurs des juifs aujourd’hui !

Pour combattre ces idéologies d’extrême droite, il nous faut veiller à ce que l’histoire de ces femmes et de ces hommes qui sont morts pour la liberté ne soit pas salie et mis dans l’oubli. Nous ne devons pas effacer de nos mémoires ce que fut le sacrifice de Louis Fouchère et de tous les camarades comme Camille Baynac ou Roland Champenier.

Il nous faut poursuivre sans relâche ce combat contre ces idéaux nauséabonds aux relents racistes, xénophobes, sexistes, homophobes, antisyndicaux et anticommunistes. Nous devons démasquer par l’Histoire et par le présent ces partis d’extrême-droite qui s’opposent au progrès social et ne servent que le capital comme ils l’ont fait dans l’histoire.

En même temps que de dénoncer la supercherie du RN, il nous faut proposer des perspectives positives, en défendant les conquêtes sociales faites au prix du sang et de la sueur. Il nous faut

  • défendre notre modèle sociale, notamment notre sécurité sociale mise en place par le ministre du travail communiste Ambroise Croizat avec l’appui des organisations de la CGT qui est tant attaquée depuis sa fondation en 1945 et qui continue de l’être
  • défendre notre système de retraite par répartition, basé sur la solidarité entre toutes les générations et financé par la force de notre travail, face à une réforme Macron toujours contesté et qui reste au cœur des débats
  • défendre les services publics qui répondent de manière solidaire aux besoins de toutes et tous et qui sont rognés jours après jours sous prétexte de devoir faire des économies au profit d’une économie de guerre.
  • Défendre les principaux piliers qui ont été la base de la société que les résistantes et résistants ont voulu mettre en place pour construire un mode meilleur pour les générations qui suivraient à travers le programme du Conseil National de la Résistance.

Défendre des conquêtes gagnées et se battre pour de nouvelles conquêtes, c’est une des boussoles qui guident les communistes dans leurs engagements.

Nous serons toujours là pour tracer des nouvelles perspectives, mettre en débat d’autres propositions, d’autres projets de loi, d’autres choix de société pour répondre aux besoins de la France et du monde du 21ème siècle.

Il est urgent de retrouver le chemin de la paix en Ukraine, en Palestine notamment et à travers le monde entier.

Nous savons le combat difficile dans un contexte international où la diplomatie est affaiblie, où aucun État ne veut reculer dans l’optique de trouver une nouvelle place, où les institutions multilatérales comme l’ONU sont affaiblies, où le droit international est bafoué, où l’impérialisme étatsunien lance ses attaques.

Nous sommes dans une réalité qui n’est pas forcément encourageante. Mais les camarades résistants ont su nous montrer que même sur les chemins les plus sombres, nous pouvons retrouver la lumière.

« Éclaircir le ciel obscur pour construire des jours plus heureux » Voilà ce qui résume à la fois la vie de Louis Fouchère, et le combat que nous poursuivons aujourd’hui. Vous pouvez compter sur les communistes, aujourd’hui comme hier, pour être au rendez-vous de l’Histoire.

Gerbe de fleurs déposée par Edith Picy, petite-fille de Louis Fouchère et Monique Choquel, membre du Conseil Départemental du PCF de la Nièvre

« Face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les communistes refusent l’abattage total »

Après des milliers de bovins abattus et des exploitations fragilisées, à travers le pays,  et dans notre région Bourgogne-Franche-Comté, les communistes de la Nièvre défendent une autre stratégie sanitaire, fondée sur la science et l’intérêt général : vaccination généralisée, abattage sélectif, mise en quarantaine et suivi sanitaire des troupeaux. Ils soutiennent les mobilisations du monde agricole.

La santé animale ne peut être pilotée uniquement par les impératifs commerciaux et le maintien d’un statut sanitaire au service de l’export. Cinq mois après l’apparition du premier cas de DNC en Savoie, 110 foyers détectés dans 10 départements et plus de 3 000 bovins abattus, l’Etat ne peut rester sourd aux revendications des éleveurs. Si les mesures d’abattage total auraient pu se justifier au début de l’épidémie, elles s’avèrent aujourd’hui non seulement inefficaces mais aussi dangereuses socialement et économiquement pour de nombreuses exploitations familiales et pour les territoires dans lesquels elles s’inscrivent. Cette politique sanitaire ne tient pas compte du travail de sélection génétique effectué depuis des décennies – voire des générations – par les éleveurs. Un troupeau n’est pas un moyen de production comme un autre. Difficilement substituable car non standardisé, il est issu de longues années de relations de travail entre éleveurs et animaux, d’où une forte  attache émotionnelle.

C’est pourquoi les communistes s’opposent aujourd’hui à l’abattage total et systématique des troupeaux infectés. Il demande au gouvernement de mettre en œuvre une stratégie sanitaire hybride, proportionnée et fondée sur un solide socle scientifique. Cette politique doit reposer sur la vaccination, l’abattage sélectif, la mise en quarantaine et le suivi sanitaire des troupeaux comme le propose une intersyndicale agricole inédite qui doit être écoutée.

Sans nier la dangerosité de la maladie ni se substituer à l’expertise vétérinaire, les problèmes soulevés par cette énième crise sanitaire sont éminemment politiques. Un animal reste un être sensible et le sujet soulève d’importantes questions de condition animale. Le PCF dénonce une stratégie gouvernementale guidée par les seuls intérêts commerciaux de la France et soumises aux injonctions libérales de l’Union Européenne. Face aux conséquences désastreuses de l’abattage total pour les éleveurs concernés mais aussi pour l’ensemble de notre agriculture et de territoires ruraux déjà en grande difficulté, le maintien du statut « indemne » de DNC du territoire français ne peut être le seul critère à prendre en compte pour élaborer une stratégie de lutte à la hauteur des enjeux. Ce point est d’autant plus important quand on sait que la DNC ne présente aucun risque pour la santé humaine et que le taux de mortalité des animaux est inférieur à 10%. En ce sens, les communistes exigent des stratégies de défense sanitaire détachées des intérêts du capital pour répondre en premier lieu aux besoins des populations et de celles et ceux qui travaillent.

Les communistes défendent également la mise en œuvre de mesures préventives, notamment la généralisation de la vaccination du cheptel, et exigent :

  •  un assouplissement de la règlementation sanitaire européenne empêchant  d’exporter un animal vacciné contre la DNC pendant 14 mois et la négociation d’accords de coopération entre Etats, à l’image des accords passés avec la Suisse et l’Italie qui acceptent, sous conditions, d’importer des bovins issus de zones vaccinales françaises ;
  • la mise en place d’un grand service public vétérinaire, visant à sécuriser les chaînes de fabrication et de distribution de vaccins pour les animaux d’élevage. Constitué d’un pôle public de la santé animale (à l’instar du pôle public du médicament que le PCF appelle de ses vœux), et en lien avec les Groupements de défense sanitaire (GDS) et les vétérinaires, il garantirait la juste répartition des vaccins entre les éleveurs ;
  • l’intégration des aspects sanitaires dans le régime public d’assurance et de gestion des risques que le PCF promeut, à l’image de la proposition de loi déposée par le groupe GDR à l’initiative d’André Chassaigne en 2020.

Dans le même temps, la DNC intervient dans un contexte où le cheptel bovin français a perdu 1 million de vaches ces 8 dernières années. Le PCF refuse de laisser la décapitalisation bovine se poursuivre à ce rythme et dénonce des politiques publiques qui n’ont pas su œuvrer à rémunérer justement les éleveurs et permettre le renouvellement des générations. Pour les communistes, l’élevage durable constitue la pierre angulaire d’une nécessaire transformation agroécologique basée sur la complémentarité entre animal et végétal, le maintien des prairies permanentes et le développement d’exploitations agricoles à taille humaine s’appuyant sur un réseau dense d’outils d’abattage et de transformation de proximité.

A Nevers, le 15 décembre 2025

Fédération PCF de la Nièvre

Souscrire pour agir

La fédération du PCF de la Nièvre lance une souscription de fin d’année auprès des personnes qui côtoient de près ou de loin les communistes de la Nièvre. La souscription est une part originale du financement du Parti Communiste Français. Elle permet de participer au financement de l’activité militante nivernaise par la production de matériels, par la tenue d’initiatives, par la présence à la fête de l’Humanité… Dans le contexte politique, avec un gouvernement à la botte des marchés financiers qui est clairement reparti en guerre contre le monde du travail, la jeunesse, les retraités. Avec une extrême droite qui travaille à apparaître comme une alternative alors qu’elle serait encore plus violente pour notre pays et notre peuple. Et une gauche qui peine – le mot est faible – à incarner une alternative crédible. Crédible pour gagner et surtout crédible pour hisser le combat de classes au niveau où le capital a décidé de le mener dans le pays et à travers toute la planète.
Donner de la force au PCF, y compris par ses moyens, est donc décisif pour que les rapports de force évoluent dans le bon sens, au sein de la gauche comme dans tout le pays. C’est pour quoi nous vous invitons à participer à ce financement populaire et militant afin que l’activité des communistes dans la Nièvre puisse continuer à faire bouger les lignes.
La souscription donne droit à une déduction d’impôts de 66% du montant de votre don. Chèques à l’ordre de ADF PCF58 à renvoyer à Fédération de la Nièvre du PCF – 53 BD Maréchal de Lattre de Tassigny 58000 Nevers

Flagrant délit de mensonge pour le député RN de la Nièvre

Le 11 octobre dernier, le député RN de la Nièvre, Julien Guibert, participant à un évènement dans le cadre d’octobre rose publie sur ses réseaux « en tant que député, j’ai voté la loi améliorant la prise en charge du cancer du sein ». Nous voulons bien le croire mais il est toujours bon de vérifier les choses par soi-même.

Reprenons le parcours législatif de la loi en question : le 30 mai 2024, la proposition de loi N° 2519 déposée par les députés communistes et visant la prise en charge intégrale des soins liés au traitement du cancer du sein par l’assurance maladie est adoptée en Première lecture à l’Assemblée Nationale. A ce moment là, le député Guibert n’est pas député donc il n’a pas pu voté cette loi. Après un passage par le Sénat, le projet de loi revient à l’Assemblée Nationale pour être discuté le 28 janvier 2025. En regardant le scrutin (www.assemblee-nationale.fr/ dyn/17/scrutins/658),  sur l’ensemble de la proposition de loi, nous pouvons nous rendre compte que le député Guibert n’était pas présent au cours du vote.

Ainsi, il faudra qu’il explique aux Nivernaises et Nivernais comment il a pu voter cette loi visant à améliorer la prise en charge des soins et dispositifs spécifiques au traitement du cancer du sein par l’assurance maladie.

Les réseaux sociaux sont devenus, pour beaucoup, une source de diffusion de mensonge à des fins de propagande. Les flots d’informations pouvant être ingurgités par les utilisateurs et utilisatrices font qu’une majorité ne prendront pas jamais la peine de vérifier que ce qui est affirmé est réellement vrai !

En attendant que ce député RN propage son mensonge, les député·es communistes ainsi que les sénateurs et sénatrices communistes, soucieuses et soucieux de la nécessité pour les personnes atteintes du cancer du sein que les frais et dispositifs spécifiques au traitement soient pris en charge par l’assurance maladie, ont interpellé le gouvernement afin que la mise en place des mesures soit effective car à ce jour, aucun décret n’a été déposé au journal officiel pour que le contenu de cette loi adoptée depuis 8 mois devienne effectif.

Mur de silence, voix de résistance ! À toi, Palestine, nous ne t’oublions pas

Chaque année, à la Fête de l’Humanité, nous nous rassemblons pour débattre, chanter, partager, et défendre les valeurs qui nous sont chères : justice, égalité, liberté. Entre concerts et discussions, résonnent toujours des voix qui refusent l’injustice et qui portent l’espoir.

Aujourd’hui, ces voix se tournent vers le peuple palestinien. Nous ne pouvons rester silencieux face à la tragédie qu’il traverse. Trop longtemps, des familles ont vécu sous le poids de l’occupation, des enfants ont grandi dans la peur, des maisons détruites, des vies brisées. Les conditions de vie sont insoutenables : accès limité à l’eau, à l’électricité, aux soins, au travail, à l’éducation… pourtant, malgré cette oppression, le peuple palestinien continue de résister, rêver, lutter pour sa dignité.

De nombreux artistes et intellectuels, que nous avons entendus et applaudis à la Fête, ont choisi de lever la voix pour dénoncer cette situation. Leur engagement nous rappelle que l’art, la culture et la solidarité sont des armes puissantes contre l’injustice.

Nous affirmons notre soutien à ce peuple courageux. Nous appelons à la fin des violences, au respect des droits fondamentaux, et à la reconnaissance de la Palestine comme État souverain, libre et indépendant. 

Macron reconnaît symboliquement l’État palestinien, mais continue de financer les armes pour Israël. Entre discours changeants et silences opportunistes, sa politique privilégie ses intérêts au détriment de la justice et des droits humains.

Avec Fabien Roussel, le PCF, fidèle à ses engagements historique, plaide pour une reconnaissance immédiate et pleine de l’État palestinien et pour une solidarité active avec ce peuple qui lutte pour sa liberté.

Comme nous l’avons toujours chanté et débattu dans ces rassemblements, liberté et justice ne sont pas des idéaux abstraits : elles sont le droit de chaque être HUMAIN.

Pour la Palestine, pour ses enfants, pour sa dignité : nous continuerons à lutter, à parler, et à agir pour un avenir de paix et de liberté.

Les élus du groupe communiste de Decize

Amandine Colas, Yasmina Bouzoula, JM Soisson

Permis de tuer !

A l’initiative du sénateur LR Duplomb, un projet de loi, après discussion en commission mixte paritaire, devrait arriver au vote le 8 juillet à l’Assemblée Nationale.

Cette loi est un non-sens dans la crise que traverse le monde agricole puisqu’elle repose sur le fait que ça serait à cause des normes environnementales que les agriculteurs et agricultrices seraient en difficulté alors que ces normes servent à protéger les écosystèmes et aussi leur santé comme la nôtre. Elles garantissent ainsi la productivité pour les années à venir en protégeant le Vivant.

Ce projet de loi fait de l’écologie un bouc émissaire alors que les vrais problèmes des agriculteurs et agricultrices sont ailleurs. Ce sont les faibles revenus, insuffisants pour vivre dignement, dus notamment à l’industrie de l’agro-alimentaire et aux distributeurs qui se gavent sur le dos des agriculteurs et agricultrices. C’est le système de production dans lequel le syndicat majoritaire les entraîne, avec des logiques de produire plus, avec plus de machines et donc d’emprunt où ainsi, les fermes appartiennent plus au Crédit Agricole qu’aux agriculteurs et agricultrices. C’est la répartition inégalitaire de la PAC et la répartition inégalitaire des terres. Ce sont les accords signés de libre-échange.

Droite et extrême-droite sont main dans la main pour défendre une agriculture profitant aux grosses exploitations au détriment d’une agriculture raisonnée et à taille humaine.
 

Municipales 2026 : le PCF sonne l’alarme

Dans moins d’un an désormais, les élections municipales devraient être le premier rendez-vous démocratique fixé avec les Françaises et les Français.

Près de 50 millions de nos concitoyen·nes seront appelé·es aux urnes pour élire leur maire et leur équipe municipale et, ainsi, faire un choix majeur non seulement pour l’avenir de leur commune mais aussi pour celui du pays tout entier.

Pilier de notre démocratie et de la République, nos 35 000 communes sont, en effet, des lieux où sont proposées, se façonnent et se mettent en œuvre des politiques publiques déterminantes pour la population et l’avenir de nos territoires.

Nous saluons le courage des maires, de tous les élu·es locaux·ales mobilisé·es au quotidien dans les villes et les villages auprès de nos concitoyen·nes. Avec eux, nous appelons l’Etat à assumer l’ensemble de ses missions. Nous voulons améliorer la vie quotidienne des habitantes et habitants. Nous voulons, avec les forces progressistes dans leur diversité, résister aux politiques d’austérité et faire vivre, au niveau local, la justice sociale et climatique et démontrer, par les actes, par la promotion des services publics, qu’un autre modèle que le libéralisme tout puissant et le racisme dominant est possible.

C’est cette vision protectrice et émancipatrice de l’action publique locale basée sur la justice sociale que les élu·es communistes, partout sur le territoire défendent, en responsabilité, depuis près de 100 ans ; participant ou dirigeant, le plus souvent, des majorités de large rassemblement et impulsant des luttes pour obtenir des avancées avec les habitantes et habitants.

Alors que le Rassemblement national poursuit sa progression dans le pays et que la droite est à l’offensive, les stratégies assumées de division à gauche et les campagnes délétères engagées contre les équipes qui, depuis 5 ans ou plus, assument des responsabilités locales – qu’elles soient communistes, socialistes ou écologistes – constituent des menaces tant pour l’avenir de nos concitoyen·nes dans les territoires que pour la capacité de la gauche à construire le large rassemblement populaire et progressiste dont la France a besoin.

Le PCF sonne l’alarme et appelle tous ses partenaires à ne pas adopter, vis-à-vis du rassemblement de la gauche, un double discours appelant à l’union pour 2027 et refusant le rassemblement en 2026. Pour que la gauche l’emporte aux prochaines échéances nationales, présidentielles et législatives, elle doit se renforcer en conservant les villes qu’elle dirige et en conquérir en 2026. Cela implique avant tout de soutenir partout les majorités de gauche sortantes. Ce travail de rassemblement a commencé, il doit s’amplifier partout.

Ces élections municipales, si cruciales pour le quotidien de 68 millions de Français·es, peuvent et doivent être la concrétisation d’une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour de projets municipaux à la hauteur des attentes des habitantes et habitants, socle d’une ambition partagée et d’une visée émancipatrice pour toutes et tous.

A toutes les forces de gauche, nous disons : créons partout en France, les dynamiques de rassemblement les plus larges possibles, seules conditions pour que 2026 voit la gauche, dans son ensemble, remporter les victoires à même de créer les dynamiques d’espoir en vue des échéances nationales de 2027.

Paris, le 30 juin 2025

Un million d’oliviers pour la Paix

Les communistes de la section de Nevers ont lancé la campagne de solidarité avec l’association palestinienne des arabes agronomes (AAA)  « Un million d’oliviers pour la paix », Depuis des décennies, les militantes et militants et élu·es communistes de la Nièvre, engagé·es pour la paix et la justice, soutiennent les droits du peuple palestinien. Notre solidarité politique et financière est encore plus importante aujourd’hui. Il faut répondre à l’urgence humanitaire et agir pour aider au développement et à la reconstruction de la Palestine.

En versant 10€, c’est l’assurance d’un olivier enraciné dans la terre de Palestine. Le don peut se faire directement sur le site Helloasso , en scannant le QR code du visuel ou envoyant un chèque (en indiquant au dos « Campagne 1 millions d’oliviers) à l’ordre d’ADF-PCF 58 à Fédération de la Nièvre du PCF – 53 Boulevard Maréchal De Lattre De Tassigny 58000 Nevers

Motion VFCEA

Comme annoncé par le président de l’association VFCEA, Jean-Paul Pinaud à la fin du colloque du 16 avril dernier à Luzy, dans les perspectives à donner pour la suite, l’association a adressé à l’ensemble des élu·es des territoires concernés une motion à faire connaître auprès des habitantes et habitants et à soutenir dans les instances de décisions. N’hésitez pas à porter dans votre commune cette motion auprès de votre maire s’il ne l’a pas fait !
 

Motion VFCEA à proposer pour adoption aux assemblées d’élus et à mettre pour soutien à disposition des habitants

Lors du colloque qui a eu lieu le 16 avril à Luzy, les représentants des collectivités, des associations, des entreprises et des opérateurs ferroviaires présents ont fait état, malgré un contexte difficile, de leur volonté de relever ces défis. Dans cet objectif, le port de Nantes-St Nazaire, le Port Sec de Vierzon et les chargeurs travaillent, au profit du fret ferroviaire, à réduire le nombre de camions.

Une volonté confrontée depuis des années, au manque d’investissements de la part de l’État et de l’Europe sur l’ensemble du réseau ferroviaire et à une concurrence déloyale entre les modes de transport. Une situation qui confirme le besoin d’infrastructures ferroviaires performantes, permettant la circulation de trains lourds. D’où l’urgence qu’il y a, au regard des évolutions dans la recherche et l’exploitation d’énergies nouvelles, à moderniser l’ensemble de la VFCEA et à la concrétiser en un Corridor Fret Européen. Cela ne peut se faire sans un pôle public de transport, qui avec une SNCF réunifiée, assure la complémentarité entre les modes de transport.

Concrétiser la VFCEA en un Corridor Fret Européen est aussi un enjeu d’aménagement du territoire, de développement économique et d’emplois. En effet, il est possible de limiter le parcours des marchandises et matières qui sont susceptibles de traverser la Nièvre en travaillant à leur transformation et mise en valeurs sur le territoire nivernais. Pour cela, les pouvoirs publics ne devraient-ils pas donner aux élus, aux habitants et aux responsables économiques des moyens pour travailler ensemble à l’implantation d’un Port Sec dans le Sud Nivernais ?

Reliée à l’Ouest aux ports de l’Atlantique et à l’Est à l’Europe Centrale, intégrée aux schémas de transports Européens et internationaux, et ainsi reconnue comme Corridor Fret Européen, la VFCEA tournerait les territoires bourguignons et francs-comtois et leurs habitants vers l’avenir.

Au regard de l’ensemble de ces enjeux, nous, citoyens de la commune de XXX ; élus de la commune XXX ; délégués de la Com Com XXX ; conseillers départementaux ou Régionaux de XXX ; membres de l’association XXX…) , après en avoir délibéré, demandons à l’État et à l’Europe pour faire de la VFCEA un Corridor Fret Ferroviaire Européen multimodal, performant et complémentaire du routier et du fluvial :

  • de travailler, sans mettre en cause le service voyageur, à une modernisation de cette transversale pour que, quelque en soit l’énergie de traction, puissent y circuler les trains de demain.

Cela suppose notamment la mise au gabarit de l’ensemble des ponts et tunnels et la modernisation du triage ferroviaire de Gevrey ;

  • une étude de raccordement des zones industrielles et de complémentarité entre le ferroviaire, le routier et le fluvial
  • pour leur mise en valeur localement, une étude sur le flux et la nature des produits et matières susceptibles de traverser la France
  • que l’ensemble de ces dispositions soit financé en France par une partie des ressources provenant des concessions autoroutières qui vont revenir à l’État et au niveau européen par la création d’un fonds européen d’investissement écologique et économique, alimenté par des avances de la BCE

A renvoyer à Jean-Paul Pinaud une fois la motion votée : jeanpaulpinaud58@gmail.com

Soutien à Erwan Waetheane

A l’appel du collectif solidarité Kanaky de la Nièvre, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant la prison de Nevers le 27 février dernier pour apporter leur soutien au prisonnier kanak, Erwan Waetheane, soupçonné d’être à l’origine des émeutes qui ont soulevé la Nouvelle-Calédonie en mai 2024.

Cette mobilisation faisait suite à la visite de la prison de Nevers du député communiste (NFP) du Cher, Nicolas Sansu . Venu visiter la maison d’arrêt comme le droit le lui permet en tant que parlementaire, il souhaitait avoir un échange avec Erwan. Malheureusement, cela n’a pas été possible pour lui de s’entretenir quelques minutes avec lui. Le directeur de la prison invoque que c’est sous ordre de la Chancellerie qu’à présent, pour échanger avec les différents prisonniers kanak déportés en France, il est nécessaire de faire officiellement une demande auprès du juge pour un droit de visite. Ce prétexte a surpris tout le monde. Néanmoins, Nicolas Sansu a pris la parole à l’issue de sa visite car il connait très bien le sujet puisqu’il s’est déjà mobilisé à Bourges auprès d’un autre prisonnier kanak. Il a rappelé les raisons pour lesquelles nous en sommes arrivés là aujourd’hui, mettant en cause le gouvernement : « Si nous en sommes là, c’est qu’il y a eu une tentative du gouvernement et des loyalistes d’imposer la fin des accords de Nouméa et des accords de Matignon, avec pour objectif que le peuple kanak (le peuple premier), ne puisse légitimement accéder à l’indépendance et l’autonomie». Comme pour le collectif, il exige qu’Erwan puisse être assigné à résidence au lieu d’être détenu à la maison d’arrêt,  « en étant à 17000km de chez lui, il ne va pas se sauver et peut très bien vivre auprès de sa compagne en attendant son procès. »

Le collectif « Solidarité Kanaky ne compte pas baisser sa garde. Bien au contraire, il va poursuivre sa mobilisation pour exiger la remise en liberté d’Erwan. L’ensemble des forces de ce collectif vont réfléchir à la suite à donner comme l’a confirmé Sabine Enders, une des porte-parole du Collectif « Nous n’avons pas l’intention de baisser les bras. Erwan est juste un militant qui continue à lutter pour l’autodétermination. Il doit voir qu’il y a un soutien moral et politique à l’extérieur de la prison ». Composé de huit associations et partis politiques (ATTAC, Libre Pensée, Écologistes, LFI, Mouvement de la Paix, NPA, PCF et POI), toutes les personnes intéressées à cette cause peuvent rejoindre ce collectif en contactant la fédération de la Nièvre du PCF.