La carte scolaire prend forme dans la Nièvre. Mardi 31 mars, une réunion avec les organisations syndicales se tenait à la Direction Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN) : au programme, la discussion sur les premiers contours de la carte scolaire. Cette année, même si la Nièvre peut être préservée par rapport à d’autres départements de l’académie, ce sont 5 fermetures de classe dans le premier degré (solde fermeture/ouverture) et 18 postes rendus dans le second degré qui étaient prévus. Ainsi, une soixantaine de manifestant·es se sont retrouvés à 8h30 devant la DASEN, avant la réunion, afin de mettre la pression. À la fin de la commission, les organisations syndicales n’ont pas trouvé d’accord avec la DASEN et ont voté contre le projet initial de carte scolaire. C’est une nouvelle réunion qui a donc dû se tenir le lendemain pour tenter de négocier à nouveau et éviter des fermetures de classes. Mais il n’en sera rien. Les huit classes menacées de fermetures la veille le resteront : Tracy-sur-Loire, Paul Doumer à Cosne-sur-Loire, Romain Rolland à Varennes-Vauzelles, Cervon, Jules Ferry (maternelle) et Lucie Aubrac à Nevers, La Fermeté et Jean-Jaurès à Imphy. Deux classes provisoires vont fermer (RPI Crux-la-Ville et à Saint-Père) et la classe provisoire de Pouilly-sur-Loire est maintenue et pérennisée.
L e 3 avril, c’est le Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (CDEN) qui se tenait. Les élus départementaux, aux côtés des représentants des maires et des associations d’élus de la Nièvre, accompagnés des organisations syndicales de l’enseignement public ont fait le choix de ne pas siéger au Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN). « Ce choix n’est pas un geste d’humeur. C’est un acte de responsabilité. Après des années de suppressions de postes dans nos écoles, nos collèges, nos lycées professionnels, la carte scolaire annoncée pour la rentrée 2026-2027 franchit une nouvelle étape inacceptable. Encore des moyens en moins, encore des classes menacées, encore des décisions prises sans tenir compte des réalités de notre territoire. Dans la Nièvre, nous avons atteint la limite du supportable! »
Une fois de plus, les logiques comptables priment sur les réalités du terrain, où les enseignant·es ont toujours de moins en moins de moyens alors qu’il serait nécessaire de mettre le paquet sur l’éducation de nos enfants pour préparer l’avenir de notre pays.

Carte scolaire dans la Nièvre
Posted in Non classé.