49 départements en vigilance rouge, dont la Nièvre avec des températures maximales atteignant plus de 40° C par endroits.
Alors que des municipalités, en concertation avec les acteurs concernés, prennent des mesures de bon sens afin de protéger les personnes vulnérables à la chaleur (enfants, personnes âgées ou malades) en mettant à disposition des lieux collectifs climatisés, il y en a d’autres qui restent dans l’inaction.
A Nevers par exemple, ville préfecture de la Nièvre, le maire ne souhaite pas fermer les écoles et propose pour « plus de confort » des élèves de coller avec du scotch des couvertures de survie aux fenêtres alors que la température dans des classes frôle les 40°. Certaines classes ont eu la chance d’avoir été livrées d’un seul ventilateur format « Polly Pocket ». Les cours de musique, danse et théâtre du Conservatoire de Nevers ont été annulés par la municipalité mais pas les classes de l’école publique où la responsabilité de l’organisation est déchargée sur les équipes d’enseignant·es.
Nous avons pris l’exemple des écoles mais il en est de même par exemple à l’Hôpital de Nevers où la température atteint les 31° dans des salles de soins ou les salles de pause du personnel et voire plus dans les chambres des patient·es.
La situation exige d’avoir des réponses à la hauteur de la gravité. L’organisation des solutions ne peut pas reposer que sur la prise de responsabilités individuelles. Elle doit être collective.
La France crève de chaud. Si le dérèglement climatique est une réalité, l’inaction politique est un choix.
La canicule est une violence de classe. On ne suffoque pas de la même manière dans un bureau climatisé, une résidence secondaire ou un appartement passoire thermique, sur un chantier, dans une cuisine, un entrepôt, une classe à 35 °C ou un EHPAD sous-doté. Les riches ne meurent pas sous la chaleur. Ce sont les enfants, les personnes âgées, les travailleurs, les précaires, les quartiers populaires qui paient le prix de l’inaction. Face à la canicule, il faut des actes : utiliser par exemple les bâtiments publics climatisés pour les mettre à disposition des collectivités et protéger les enfants, les personnes âgées et les plus fragiles
Les communistes appellent à des mesures immédiates pour s’adapter à ces épisodes climatiques extrêmes qui risquent d’être de plus en plus fréquents : arrêt automatique du travail à partir de seuils de température nationaux, plan de rénovation des bâtiments scolaires et hospitaliers, ouverture de lieux de fraîcheur à commencer par les bâtiments publics climatisés, gratuité de l’eau lors des pics et des transports publics en amont des pics, soutien massif aux communes.
L’urgence impose surtout de changer de cap. Il est nécessaire d’avoir un grand plan national de rénovation des logements et des bâtiments publics, de végétalisation des villes, de désimperméabilisation, de développement des transports publics, de sortie des énergies fossiles et de relocalisation industrielle, le déploiement massif de réseaux de froid urbains. Cela suppose des investissements publics massifs financés par les immenses richesses produites dans notre pays, à l’inverse des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et de la sacrosainte « réduction des dépenses publiques » qui tire notre économie et notre pays vers le bas et sacrifie l’avenir des générations actuelles et à venir
C’est le sens du plan climat du PCF, Empreinte 2050 : planifier, financer, produire autrement, dans la justice sociale.
Assez de discours. Il faut arracher l’écologie des mains du capital et mettre la puissance publique au service de la vie.
A Nevers, le 23 juin 2026
